Ce matin nous prenons le bateau pour le Maroc.
Nous sommes tout excités.
Cela fait tellement longtemps
que nous parlons d'y aller.
C'est un pays qui nous fait rêver,
par sa richesse culturelle et architecturale.
Et Pascal est enchanté de mettre
pour la première fois le pied
sur le sol Africain.
Le camion est installé dans le bateau.
Nous n'avons plus qu'à prendre
quelques affaires et à monter
s'installer confortablement à bord.
C'est alors que je me dis :
c'est incroyable!
aujourd'hui que nous sommes en camion
on trouve le moyen de mettre
le camion sur un bateau.
Alors que quand nous étions en bateau
on a trouvé le moyen de mettre
notre voilier sur un camion.
Cette photo est un petit
rappel en arrière.
Quentin et Pascal dans le bateau pour le Maroc. Par chance, nous verrons durant cette traversée des dauphins, qui feront la grande joie de
Quentin.
Nous arrivons à Ceuta le matin. Il pleut et il pleut.
A notre arrivée nous avons une drôle d'impression.
Il y a des gens de partout,
et puis en passant la zone franche
des hommes bondissent comme des sauvages
sur le camion, dont un qui se met à taper fort...
ils veulent remplir nos papiers contre de l'argent.
Nous sommes de suite refroidis,
et nous sommes bien loin
de ce que nous avions imaginé de ce pays.
Les portes du camion sont fermées à clef,
c'est la première fois que nous nous sentons menacés.
Quentin a peur,
tant qu'à moi j'ai les jambes tremblantes.
Malgré l'acharnement
de tous ces hommes autour du camion,
Les fenêtres et les portes resteront
fermées pour eux.
Nous sommes bien décus de l'accueil des Marocains.
Pourtant, combien de fois nous a t'on dit :
"LE MAROC C'EST SUPER
ET LES GENS SONT SI GENTILS".
Une fois passée toute cette zone franche
qui m'a semblée éternel,
Pascal va faire les papiers.
Il finira par les remplir avec l'aide d'un Marocain,
car là-bas, c'est comme ça,
on doit vous aider pour faire les papiers
même si vous n'avez pas besoin d'aide.
Et à la fin, toujours la même histoire....
on vous demande de l'argent.
A peine entré dans ce pays
que nous avons tout de suite
compris le fonctionnement.
Ici, il faudra ouvrir son porte monnaie
POUR TOUT.
Ça y est nous sommes au Maroc.
Nous faisons de suite le change
pour avoir de la monnaie marocaine.
Mais fatigués par la nuit précédente à Algéciras
nous allons directement à Martil
où il y a un camping.
Au Maroc, il est interdit de dormir
en dehors des campings et des aires.
Nous trouvons le camping,
et nous sommes bien accueillis.
On s'installe, et à vrai dire
nous sommes pressés
de prendre une bonne douche.
Là encore, quelle déception...
les douches sont à peu près propres
mais datent des années 60,
elles ne sont bien sur pas chauffées
et dehors il fait froid.
En revanche, il y a de l'eau chaude.
Pascal et Quentin iront quand même.
Moi, je verrais plus loin.
Dans le camping il y a un restaurant,
une petite épicerie pour le dépannage,
et la wifi.
Alors là, côté wifi rien à dire.
C'est mieux qu'en Espagne.
Elle est gratuite et on l'a super bien.
ROYAL.
La nuit dans ce camping nous coûtera
95 dh, soit 8.70 euros
pour nous trois et le cc, l'électricité, la vidange et
le plein d'eau, la wifi, et les sanitaires.
Nous passons une bonne nuit,
mais nous sommes réveillés très tôt le matin
5h30 L'HEURE DE LA PRIÈRE.
Quentin découvre un nouveau pays
avec de grandes différences
culturelles, religieuses....
il me dit :
"qu'est-ce qui se passe"?
Nous lui expliquons que c'est un pays musulman
et que le minaret est comme pour nous
les cloches.
Il a compris, et tout le long du voyage
il nous posera des tas de questions.
Nous trouvons cela génial, il est plein
de curiosité.
Ce jour là, nous quittons le camping
pour aller à Marrakech
en plusieurs étapes.
La première chose que nous faisons
est le plein de gasoil.
Et alors là, quelle bonne surprise !
le litre est a seulement 0.50 centimes.
c'est vraiment pas cher et nous faisons le plein.
Que du bonheur
de faire son plein au Maroc.
Nous ne prenons pas l'autoroute
mais les routes normales.
Ells ne sont pas terribles, il y a des trous
par çi et par là.
Et puis une autre déception nous vient deçue,
des gamins se mettent à nous jeter des pierres,
le pare brise aura une marque.
Nous sommes décidément encore déçus de l'accueil
et nous ne nous sentons pas
EN SÉCURITÉ.
Nous traversons un village
où la viande pend dehors
avec une odeur nauséabonde
et qui nous reste dans les narines encore
longtemps sur le chemin.
Nous n'en pouvons plus des routes
et puis nous trouvons pas grand chose
de très joli à voir sur la route.
Alors nous décidons de prendre l'autoroute.
Les routes sont beaucoup mieux,
nous sommes plus tranquilles.
Mais elles restent dangeureuses....
des gamins n'hésitent pas à traverser
l'autoroute à pied.
Il y a aussi beaucoup de camions
surchargés de marchandises et qui finissent
par se retrouver dans le fossé.
Tout cela nous fait bizarre,
nous sommes vraiment ailleurs....
Nous voyons des villes en roulant
et Pascal me dit :
"ça te donne envie d'y aller?"
"Non pas vraiment", lui dis-je.
Les rues de ces villes
nous font penser
à de vrais coupes gorges.
Nous n'avons pas du tout l'envie,
rien ne nous fait envie ici
et on commence à se demander:
"qu'est-ce-qu'on fait là?"
Malgré tout nous continuons notre route
en se disant que plus loin
nous verrons enfin quelque chose de joli.
On cherche une bonne raison de continuer
notre voyage.
Nous arrivons enfin à Larache,
où, il y a une aire pour camping car.
Là bas nous faisons la recontre
de français.
Le Maroc, y en a qui aime
et d'autres qui n'aiment pas.
Nous avons la preuve avec ces rencontres.
Nous remarquons quand même
que ceux qui aiment,
sont des gens qui y viennent
depuis plusieurs années, et
qui se sont liés d'amitié avec certains marocains.
Ainsi, ils ont des guides sur place où des amis.
Ils ne sont pas perdus dans la nature,
et ont des repères.
Ceux qui n'aiment pas
sont des gens
qui viennent seuls, et sans connaissance
particulière sur place.
Comme nous d'ailleurs.
Et là, on remarque que le voyage
n'est pas du tout vécu de la même manière.
En tout cas c'est notre observation.
Nous passerons donc une nuit à LARACHE.
Demain nous reprenons la route
direction MOHAMMEDIA.
Sur la route pour Mohammedia,
nous trouvons rien de joli en chemin.
Et que c'est sale, très sale.
Des ordures de partout,
Pascal verra même une carcasse de vache.
Des plastiques partout
qui volent et qui décorent les arbres.
Vraiment je n'ai aucune belle photo à prendre.
Horreur sur la ville
Ça c'est pas le genre de photo
que vous verrez
dans les agences de voyages!
Moi, je vous montre la réalité
ce que nous avons vraiment vu.
Nous aperçevons une femme
qui jette son seau d'ordures parmi les autres
dehors en pleine nature.
C'est une véritable décharge.
Arrivés à Mohammédia,
nous nous dirigeons vers le camping
OCÉAN BLEU.
L'accueil est sans plus.
Dès notre installation je file
à la douche.
Enfin une douche bien chaude
et agréable.
J'en profite aussi pour vite faire
la grande lessive.
Depuis que nous sommes en voyage
nous n'avons fait aucune lessive.
Nous avons vidé les placards,
et la raison est simple,
nous n'avons jamais trouvé de
laverie en Espagne.
Alors le propriétaire du camping
me prend mon linge contre 60 dh.
Ce qui est quand même un petit peu cher.
Soit, un peu plus de 5 euros.
Mais une fois étendu le linge,
il se met à pleuvoir quelques heures plus tard.
Tout n'aura pas séché.
Je mets donc mon linge pas sec
dans la douche du camping car.
Ici, les sèches linge n'éxistent pas.
Nous partons demain,
nous verrons donc plus tard.
Ce camping nous aura coûté 120 dh,
soit un peu plus de 10 euros,
avec l'électricité et les douches.
C'est l'endroit correct pour prendre une douche.
Nous quittons Mohammédia,
et nous sommes très surpris de voir
des immeubles entiers tout neufs et inachevés.
Est-ce la crise?
Et pour qui sont tous ces immeubles?
Il y en a partout, c'est impressionnant.
Il n'est pas rare non plus de voir des ordures non loin.
Franchement, je ne comprends pas
que l'on puisse investir ici.
Nous reprenons l'autoroute,
direction Marrakech.
Puis une fois avoir passé Casablanca,
nous arrivons au péage, nous payons
et Pascal dit à la caissière :
"où pouvons nous faire demi tour"?
A la prochaine sortie, nous dit on,
à quelques kilomètres.
Nous roulons et à la première sortie
nous faisons demi tour.
Et là, nous roulons, et roulons
jusqu'à MARTIL,
notre point de départ.
Pascal ne veut plus continuer.
Il en a marre de faire des kilomètres
pour ne rien voir.
Et puis d'ailleurs on en à tous marre.
Nous décidons de rentrer sur Martil
et de quitter le Maroc.
L'Espagne est beaucoup plus belle
et nous conveint mieux.
Je suis finalement soulagée de partir.
Une dernière photo
Le soir nous sommes contents
de retrouver notre point de départ,
car nous savons que c'est la fin.
Et quelle heureuse fin!
Nous décidons pour fêter cela
d'aller manger au restaurant du camping.
Nous mangerons bien, mais le tout
sans alcool, pas de vin.
Nous retrouvons notre bonne wifi
et en profitons pour donner de nos nouvelles
à la famille sur skype.
Quentin en profitera pour travailler
ses cours du CNED.
Le lendemain, nous faisons un tour dans Martil,
pendant que le linge sèche.
Mais en fin de journée il ne sera pas sec.
Encore de la pluie.
Et demain nous quittons le pays.
Nous voilà prêt pour le départ,
nous savons à qu'elle heure est le prochain bateau.
Nous mangeons quand même le midi
de bons tajines
dans un restaurant délicieux.
Et chose incroyable,
pour notre dernier jour, il fait beau,
enfin du soleil.
Après le repas, nous allons faire
quelques petites boutiques autour,
histoire de ramener quelques souvenirs
et de dépenser nos derniers dirhams.
Ensuite, nous reprenons la route pour Ceuta.
Il faut encore passer la douane.
Evidemment, on nous fait signe de nous arrêter.
Le douanier appelle son collègue
et ils se mettent en dessous du camion
et tapent avec un marteau.
Ils cherchent, et ils cherchent
avec un acharnement.
Un des deux reste sur place
et démonte les réservoirs de notre camping car.
Nous n'en revenons pas.
Nous n'avons pas le choix,
et devons attendre.
Pendant ce temps un gars
se fait arrêter sous les yeux de Quentin
avec les menottes aux poignets,
il cachait de la drogue dans sa voiture.
Quentin est impressionné,
"je crois que le cours d'éducation civique est fait."
En tout cas tout cela prend beaucoup de temps
et nous avons râté le bateau.
Heureusement qu'il y en a un autre un peu plus tard,
mais on arrivera la nuit, ce que je ne voulais pas.
Le douanier n'en a toujours pas fini.
Il faut pourtant que je garde mon calme.
Je commence à me demander
si on va vraiment réussir à quitter ce pays.
Pascal avait vérifier partout sous le camion
si on nous avait pas caché de la drogue.
Il n'avait rien vu, mais on n'avait pas été jusqu'à
démonter les réservoirs.
Après un long moment,
il nous dit enfin que nous pouvons partir.
On se dépêche de décoller d'ici.
Pascal a juste eu le temps de mettre le contact
que l'homme nous dit :
"j'ai oublié mon marteau en remontant le réservoir".
Je ne le crois pas, c'est pas possible.
Obligé de tout redémonter
pour aller récupérer son marteau.
Pendant ce temps,
je me fais des films dans ma tête,
car je trouve tout cela bien étrange.
Je me demande vraiment, si on va réussir à partir.
J'imagine le pire.
Mais après tant de stress,
il avait bien oublié son marteau.
Il le récupère et nous partons sans perdre
de temps de l'autre côté, c'est-à-dire
en ESPAGNE.
Quelques minutes plus tard,
nous sommes à Ceuta, en Espagne,
à l'embarcadère du bateau.
OUF!!!
Quel aventure!
quel soulagement d'être sur le sol Espagnol.
Plus jamais je ne reviendrais dans ce pays
en camping car.
Nous allons enfin regagner l'Europe.
Et là nous décidons de faire
UN NOUVEAU PAYS
QUE NOUS NE CONNAISSONS PAS :
LE PORTUGAL
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On nous a dit que pour voir le vrai Maroc
il fallait aller tout au sud.
Toujours aller au sud du sud
ça fait encore 1200 kilomètres à faire
pour voir le Maroc.
Le Maroc c'est vraiment loin
et bien trop loin pour nous.
Pour voir je ne sais quoi.
En Espagne
en quelques kilomètres
on voit des splendeurs de la nature.
Alors pourquoi continuer
à aller si loin.

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